Santé en Afrique : s’informer sur la sexualité derrière son écran

La sexualité est un sujet encore tabou dans de nombreux pays et notamment en Afrique. Pourtant, ne pas en discuter expose malheureusement les jeunes à de nombreux problèmes de santé comme les maladies sexuellement transmissibles, la grossesse précoce et non désirée, l’avortement, etc…

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Mettre en place une éducation sexuelle efficace dans les établissements scolaires et inciter les parents à en parler avec leurs enfants figurent parmi les meilleures solutions. Mais ils ne sont pas toujours suffisants. Les diverses technologies de l’information et de la communication désormais très avancées et très vulgarisées semblent être les moyens idéaux pour s’informer sur la sexualité derrière son écran, sauf quand ce sont des minorités sexuelles.

 

L’avortement clandestin, une des causes de mort chez les jeunes femmes africaines

Une camarade de classe du jeune Charles Immanuel Akhimien étudiant en Médecine a succombé suite à une tentative d’avortement clandestin. Ce cas est loin d’être isolé au Nigeria, puisque plus de 30.000 femmes meurent chaque année suite à ce genre de pratique illégale et plus de 3 millions de personnes sont porteuses du VIH. Selon les dires d’Akhimien, la principale raison de ces problèmes est cette absence d’éducation sexuelle et de sensibilisation vis-à-vis des méthodes contraceptives.

Ces situations alarmantes ont poussé l’étudiant en Médecine à créer son application MyPaddi. Cette plateforme permet de faire entrer directement en relation les médecins et les jeunes. Elle figure d’ailleurs parmi les 30 innovations médicales, lors du 2è Forum de l’Organisation mondiale de la santé qui s’est déroulé à Praia, capitale du Cap-Vert.

 

Les applications mobiles, une solution de plus en plus populaire

La création et l’utilisation de ces applications présentent donc de nombreux avantages. Elles facilitent l’accès aux informations et la communication entre les professionnels de la santé et les utilisateurs via Internet. Elles permettent également pour l’utilisateur de garder l’anonymat et donc de s’exprimer plus librement.

Ainsi, à côté de MyPaddi, de nombreuses autres applications et plateformes se sont créées. Parmi ceux-ci nous pouvons citer Whispa également nigériane. Cette application mobile permet aux jeunes femmes de s’informer plus amplement à propos des méthodes contraceptives à partir de leur Smartphone. On peut également citer le cas de l’application zimbabwéenne Afrimom ou encore My Pregnancy Journey destinées aux femmes enceintes. Ces applications sont 100% africaines. Ainsi, elles ont été conçues de manière à bien s’adapter aux situations locales et donc de pouvoir satisfaire pleinement les besoins des utilisateurs.

Le nombre d’applications à l’instar de celles précitées devrait donc être multiplié : la technologie en faveur de la santé des jeunes et des mères. L’idéal serait de garantir la gratuite de l’accès à celles-ci pour les utilisateurs. Ainsi, elles contribueront certainement à réduire les taux des porteurs du VIH, des grossesses précoces et non désirées, d’avortements, etc…

 

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